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Soutenance de Brook Taye

Quelle contribution des entreprises à forte croissance (HGEFS) à la création de nouveaux emplois ? Le cas de l’Éthiopie

Thèse de doctorat ès sciences de gestion soutenue le 14 mars 2019 à 14h30, à l’ÉCOLE DES MINES DE PARIS  (60 boulevard Saint-Michel 75006 Paris) salle L109 (Le Chatelier)

Résumé:

Les entreprises à forte croissance représentent une part disproportionnée de la création d'emplois dans la plupart des économies. Cela a conduit à l'émergence d'un programme diversifié qui examine ces entreprises pour déterminer leurs caractéristiques et le moteur de leur taux de croissance supérieur. En particulier, il existe une littérature abondante qui se concentre sur les pays développés avec une grande partie de la recherche orientée vers la recommandation de changements de politique publique favorisant la croissance. Dans le contexte des pays en développement, peu ou pas d'attention a été accordée aux entreprises à forte croissance. Par conséquent, le but de cette recherche est d'étudier les entreprises à forte croissance sur le marché éthiopien qui a enregistré un taux de croissance économique sans précédent au cours des 10 dernières années. Dans ce cadre, les différents chapitres de cette recherche sont consacrés à la transformation de la définition d'une entreprise à forte croissance en accordant l'attention nécessaire au phénomène engendrant la croissance dans une perspective entrepreneuriale, axé sur le rôle de l'entrepreneur et l'entrepreneuriat, considérés comme les catalyseurs de croissance. A cet effet, la recherche formule une définition de HGEF en s’appuyant sur un cadre théorique qui expose la stratégie de croissance et le processus des entreprises dans le but de mettre l'accent sur le rôle de l'entrepreneur et de l'entrepreneuriat à inciter un taux de croissance supérieur. La recherche accorde une attention particulière sur les obstacles dans l’environnement des entreprises qui peuvent freiner les HGEFs en Ethiopie en étudiant les impacts de l'infrastructure, des services publics, des capacités, de la charge administrative et des procédures, des finances et de la corruption sur les opérations du HGEF conjointement avec la recherche de leur niveau d’incidence.

Pour tester la contribution du HGEF éthiopien à la création de nouveaux emplois, les deux méthodes quantitative et qualitative sont appliquées sous le format de recherche « Convergent Parallel Mixed Methods Design ». La première phase de l'enquête utilisera les données de la Banque mondiale sur 848 entreprises éthiopiennes pour mesurer le niveau d'incidence et l'analyse d’impact de l’environnement des entreprises. Dans la deuxième phase, le résultat du travail sur le terrain qui a recueilli des données par le biais d’entretien avec 9 HGEF pour vérifier et tester les constats préliminaires sera utilisé pour apporter de nouveaux éclairages à la question. Les conclusions de la recherche illustrent des résultats contre-intuitifs qui montrent que le potentiel de développement des HGEF par la création de nouveaux emplois réside dans les secteurs traditionnels de l'économie avec une présence minimale dans les secteurs qui nécessitent des investissements élevés en capital et technique. De plus, le niveau d'adaptabilité et de compatibilité des HGEF avec le niveau de corruption dans l'environnement des entreprises fournit un résultat qui contredit la position académique commune qui soutient la nature intrusive de la corruption et son impact sur le taux de croissance d’une entreprise. Enfin, en conjonction avec la perspective académique centrée sur le développement, la recherche conclut en soulignant la nécessité d'intégrer la représentation idiosyncratique de l'entrepreneur et de l'entrepreneuriat dans la conception des politiques publiques pour favoriser la croissance et adapter le soutien selon le cycle de vie des entreprises.

Mots-clefs: Entrepreneuriat, emploi et croissance, économie du développement

Composition du jury:




Didier Chabaud

Professeur des Universités, IAE de Paris,
Université Paris I Panthéon-Sorbonne

Rapporteur

Alain Jeunemaitre

Directeur de Recherche, École polytechnique (i3-CRG)

Directeur de thèse

Richard Le Goff

Professeur, ENSTA ParisTech

Examinateur

Nadine Levratto

Directeur de Recherche, Université Paris Nanterre (EconomiX)

Rapporteur

Michel Nakhla

Professeur, Mines ParisTech (i3-CGS)

Examinateur