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Les stratégies individuelles et collectives des entreprises du secteur des énergies renouvelables

Présentation de l'interviewée : Sandra Renou est doctorante à i3-Centre de Recherche en Gestion, depuis septembre 2017, sous la direction de Hervé Dumez, et chargée d’enseignement au département Management Innovation Entrepreneuriat (cours de Fondamentaux des organisations, MODAL, jeu d’entreprise).

Sur quel projet travaillez-vous actuellement ?

Je prépare actuellement une thèse en stratégie, portant sur le secteur des énergies renouvelables, et notamment sur les stratégies individuelles et collectives des entreprises dans ce secteur. Il s’agit d’éclairer la dynamique de la transition énergétique ; j’avais commencé à y réfléchir par la réalisation de premiers travaux de recherche, lors de ma scolarité à l’École normale supérieure de Rennes et à l’Université Paris Dauphine.

L’intérêt du secteur sur le plan stratégique est qu’il est jeune et en structuration. Comme il a connu une croissance très forte ces dernières années, au vu des évolutions du contexte économique, politique et social, c’est le bon moment pour regarder comment il s’est construit et structuré. Jusqu’à présent, mon directeur de thèse et moi nous sommes intéressés à son histoire, et en particulier à l’histoire de la principale organisation collective dans le secteur, le Syndicat des Énergies Renouvelables, qui était l’objet de mon mémoire de deuxième année de master.

Le fait que ce sujet mêle plusieurs disciplines (droit, économie, sociologie…) qui viennent s’ajouter aux aspects organisationnels est d’autant plus intéressant qu’il fait écho à ma formation pluridisciplinaire en droit-économie-gestion.

Quelles évolutions voyez-vous pour ce projet ?

Ce projet de recherche devra, naturellement, aboutir à la rédaction de papiers et d’articles de recherche qui viendront nourrir la rédaction de ma thèse. On peut également envisager des comparaisons internationales dans la mesure où le cas français est assez spécifique, avec un seul syndicat pour l’ensemble du secteur alors qu’ailleurs on trouve plutôt un syndicat par filière. Enfin, nous travaillons avec des étudiants de l’École polytechnique sur le cas de grands énergéticiens français et de leur réorientation stratégique vers les énergies renouvelables, afin de comprendre à quel moment cette réorientation s’est produite et pourquoi. Cela devrait nous aider dans l’étude de l’articulation entre les stratégies individuelles et collectives.

Propos recueillis par Marie Claude Cléon