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Axes de recherches

Par son approche interdisciplinaire des enjeux posés par les relations entre ciences, technologies et sociétés, le LinX s'inscrit au coeur de l'identité spécifique de l'École polytechnique, tout en anticipant la structuration d'un espace de recherches en humanités et sciences sociales sur l'Institut Polytechnique de Paris.

Un objectif fort est ainsi de concevoir de nouvelles configurations des savoirs en interfaces entre sciences et techniques et sciences sociales par la convergence, la sédimentation et de le développement de nouvelles approches interdisciplinaires en sciences humaines et sociales.

Afin de faire face aux questions que posent aujourd'hui les interfaces entre sciences, technologies et sociétés, ce projet de laboratoire est davantage structuré par des enjeux transversaux et la pratique de la transdisciplinarité que par des objets disciplinaires eux-mêmes. Les recherches menées au LinX s’organisenten trois axes dont chacun mêle différents champs des sciences humaines et sociales et propose ainsi une déclinaison spécifique de l’interdisciplinarité qui est au cœur de l’identité du LinX : « sciences et technologies en sociétés », « rationalités politiques », « données en sociétés – études de conflits ». Ces trois axes ne sont pas autonomes les uns des autres mais s’articulent au contraire autour de questions méthodologiques qui concernent l’ensemble des membres du laboratoire.

 

Axe 1. Sciences et technologies en sociétés

Cet axe regroupe les recherches en histoire et sociologie des sciences et des techniques, les approches croisant science et littérature, ainsi que les travaux relatifs au pôle ‘sciences et arts’. Les interactions entre les sciences et les sociétés contemporaines relèvent plus souvent d’enjeux transversaux qu’elles ne font l’objet d’une discipline bien délimitée. Elles témoignent ainsi des limites du modèle disciplinaire qui a structuré l’organisation des savoirs au XXe siècle. L’axe STS du LinX vise à relever le défi que lance la conception de nouvelles configurations des savoirs à la mesure de ces enjeux. La thématique « Sciences, technologies, sociétés » n’y est ainsi pas envisagée comme un champ autonome, mais, au contraire, comme un faisceau de questionnements sur lesquels croiser les méthodes de différentes sciences sociales en considérant de manière transversale les champs des sciences mathématiques et physiques (F. Brechenmacher, Y. Vincent), de la sociologie des techniques (C. Le Renard),  de la littérature (N. Wanlin, C. Robinson, I. Schaffner) et des arts (V. Anger, T. Schlesser, A Rodado, A. Rewakowicz), de l'architecture (K. Basbous) et de l’urbanisme durable (X. Bonnaud), de l’économie (J.Y. Grenier), des entreprises (E. Godelier), de la sphère juridique (G. Decocq) et des sciences cognitives (J. Sackur).

 

Axe 2. Rationalités politiques

Cet axe regroupe des recherches en philosophie politique, histoire politique et sciences politiques. Ces thématiques de recherches participent fortement de la spécificité du LinX au niveau national et international. Contrairement à la plupart des autres laboratoires positionnés sur le champ des STS, le LinX n’envisage en effet pas ce champ de manière autonome mais, au contraire, comme un faisceau de questionnements sur lesquels croiser les méthodes de différentes sciences sociales.

Notre monde ne manque pas de rationalités qui prennent la forme de savoirs, d’expertises ou de procédures multiples. Nous parlons de rationalités et ce n’est pas sans raison que ce terme a peu à peu remplacé celui de raison. Le siècle passé et celui qui commence nous ont appris que la raison n’est ni neutre ni à l’abri. Elle n’est plus en position d’origine, plus en capacité d’orienter. Nous savons qu’elle est liée aux pouvoirs qui la produisent et la rendent acceptable, comme aux pouvoirs qu’elle-même induit. Il faut s’en inquiéter. La raison moderne fait lever autour d’elle un vent de soupçon à travers lequel soufflent toutes les déraisons. Ces observations historiques ne condamnent pas la raison. Elles appellent au contraire de nouvelles analyses. Ne rêvant plus d’une raison unitaire et transparente dont l’essence serait de libérer, nous pouvons enfin nous mettre à la tâche critique d’analyser nos rationalités. Tâche modeste et lucide, mais tâche fondamentale pour sortir de l’état de séparation où nous nous trouvons à l’égard de la raison.

 

Axe 3. Données et sociétés - études de conflits

Cet axe développe des recherches sur les usages de données et méthodes quantitatives en sciences humaines et sociales. Il s’agit tout d’abord de porter des innovations dans le champ des humanités numériques (Julie André) et de développer le potentiel heuristique des analyses quantitatives pour faire émerger de nouveaux questionnements et résultats en SHS. D’autre part, et dans le même temps, il s’agit aussi de porter un regard critique, éthique et méthodologique sur la pertinence et les limites de l’usage de données en SHS. Si cette problématique concerne un grand nombre de membres du laboratoire, elle se décline plus spécifiquement dans les recherches sur les études des conflits - war studies – qui se développent au LinX depuis 2015  Il regroupe une quinzaine de chercheurs.