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DESTINY - Ballon vénusien

Sonder la structure interne, via des études sismologiques, des planètes terrestres que sont Mars, la Terre et Vénus est capital afin de comprendre leur origine et les raisons de leurs différences. Si le cas de la Terre est grandement avancé, et celui de Mars ne pose pas de problème technique majeur, nous en sommes encore aux prémices de l’exploration de l’intérieur de Vénus. En effet, les conditions extrêmes qui règnent à sa surface, avec une température de 400 °C et une pression de 90 atmosphères, empêchent l’utilisation d’atterrisseurs, seul moyen utilisé jusqu’alors. D’autres solutions doivent donc être envisagées.

Si la surface de Vénus est pratiquement inaccessible, certaines régions de son atmosphère présentent des conditions similaires à celles que l’on peut trouver sur la Terre. Une solution pour sonder l’intérieur de Vénus est donc d’employer une constellation de ballons atmosphériques permettant de retracer l’origine des ondes infrasonores générées par les séismes en surface.

Bien que prometteuse, cette méthode doit avant tout être testée sur Terre. Le projet DESTINY (Detection of Earthquales through a STratospheric Infrasonic studY), s’attache à étudier les ondes infrasonores stratosphériques depuis un unique ballon, afin de caractériser le bruit infrasonore, d’en identifier les différentes sources, et enfin de les localiser. Il est le fruit d’une collaboration entre l’École polytechnique dans le cadre des PSC, et une équipe de l’ISAE-Supaero dirigée par David Mimoun et Raphael Garcia. De plus, ce projet  prend part à la mission BEXUS 28 du programme BEXUS/REXUX (), proposé par l’ESA, qui permet à des étudiants de réaliser des expériences sur des ballons atmosphériques.

 Le programme REXUS/BEXUS est réalisé dans le cadre d’un accord bilatéral entre le Centre allemand pour l’aéronautique et l’astronautique (DLR) et l’Agence spatiale suédoise (SNSB). La partie suédoise de la charge utile est proposée à des étudiants d’autres pays européens dans le cadre d’une collaboration avec l’Agence spatiale européenne (ESA).